Désencombrement

Ça veut dire quoi consommer mieux ?

C’est vrai ça. Ça veut dire quoi consommer mieux ?

C’est payé moins cher ?

C’est avoir la meilleure qualité, peu importe le prix ?

C’est avoir le meilleur rapport qualité/prix ?

Qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Attention il y a un piège : Ce qui est évident pour les uns ne le sera par pour les autres ! Et en plus la réponse n’est pas écrite…

Alors ? Vous trouvez ?

J’ai mis un moment avant de réaliser quelle était la réponse. Pourtant je n’ai jamais été une grande consommatrice… je ne pensais pas que je me poserais un jour cette question. En plus, mon mari me surnomme « Mimi la farfouille », parce que quand j’achète, je cherche, compare les prix, trouve souvent la bonne occasion….Bref, je suis plutôt une bonne acheteuse.

Mais être une bonne acheteuse est-il suffisant ? Cela fait-il de moi une « bonne » consommatrice?

Heu….Une minute s’il vous plait.

Quelle différence cela fait pour moi ? Et pour vous ???

Pour bien acheter, il faut faire des recherches sur son produit, comparer les différentes qualités, les prix, les fournisseurs, etc…
Cela sur une très courte période. Alors que pour bien consommer de façon optimale pour soi, l’approche est tout autre.
Si on considère sa consommation sur toute une vie, nous sommes nous déjà poser la question de l’optimisation pour notre vie entière ?
Personnellement, avant de m’intéresser au minimalisme, pas vraiment.
Je n’avais jamais réfléchi sur mon rapport que j’entretiens avec tous mes objets. Je n’avais jamais pensé qu’il faudrait recevoir une éducation « possessionnelle » (wouha ! ça claque comme mot vous ne trouvez pas !?).
Toujours est-il qu’après une première phase de désencombrement, je me rends compte que, POSSEDER est plus compliqué qu’il n’y paraît.

A mes yeux, les pièges les plus grands dans la vie, j’entends par là, ceux dans lesquels on tombe le plus facilement, sont les pièges du quotidien.
Les choses faciles, ayant sur l’instant présent une conséquence quasi-invisible, presque… imperceptible.
Combien de fois, je suis allée me promener sur une brocante en ramenant cette ADORABLE petite boite, décoration, jupe, petite commode à restaurer (en sachant que je n’avais plus de place…) etc… Pourtant, comme je n’y vais pas non plus tous les 4 matins, je n’avais pas l’impression de beaucoup consommer…

Oui, mais voilà…20 ans après mes premières chines,  le constat est… mitigé.

Il n’y avait pas de stratégie pour que mes possessions puissent SERVIR ma vie, même si je me servais de beaucoup de mes objets…
Vous voyez où je veux en venir ?

Exemple : Ma garde-robe (bien que considérablement allégée) n’est pas optimale et elle ne me sert pas comme elle le devrait.

C’est-à-dire ???

Aujourd’hui, je considère que pour servir au mieux mes intérêts ma garde-robe doit répondre à plusieurs critères :

  1. Faire gagner du temps pour s’habiller le matin ;
  2. Avoir tous mes vêtements accessibles en un coup d’œil grâce à un dressing épuré ;
  3. Posséder des habits qui me vont et que j’aime ;
  4. Avoir plus confiance en soi en maîtrisant son style ;
  5. A renouveler rarement (perte de temps et d’argent)

Pour avoir ce résultat là (oui, oui, c’est bien ce que j’espère faire…) il faut donc la repenser dans sa globalité. Savoir quelles vont être les pièces majeures et créer des combinaisons. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore, cela s’appelle une garde-robe capsule.
La garde-robe capsule permet de créer un maximum de tenues avec le minimum de pièces. La garde-robe capsule invite à choisir ses vêtements en conscience et de manière réfléchie.

Et bien en m’intéressant au minimalisme, j’ai compris que posséder et consommer pouvait être optimisé (comme la garde-robe capsule).
En voyant l’exemple de plusieurs individus, comme Olivier Roland, Tammy Strobel, Léo Babauta, on se rend compte que c’est possible.

Pour optimiser ses possessions et donc en premier lieu, sa consommation il faut se poser un peu.

Allez, faites une pause une petite seconde. Regardez ce bébé : Et si on prenait le temps de lui expliquer à lui ce que l’on ne nous a pas expliqué à nous ?

bébé allongé regardant devant lui

Apprendre à consommer. Quels genres de problèmes cela va-t-il lui éviter dans la vie?

  1. Perte d’argent (of course…)
  2. Perte de temps (acheter, transporter, ranger, entretenir puis jeter)
  3. Pollution (de la fabrication de l’objet à sa destruction en fin de vie)
  4. Consommation parfois effrénée (si mes propos vous paraissent extrêmes, regardez cette image plus bas pendant les soldes et suivez ce lien🙂
  5. Passer moins de temps au ménage et tâches d’intendance.

Foule pendant le black friday
image tirée du site : Futura sciences

Voilà pourquoi, bien consommer est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît.

Visiblement, pour  vraiment bien acheter, il faut d’abord réfléchir à ce que l’on veut obtenir dans la vie.
Les raisons peuvent être très variées. Pour certains la motivation sera la maîtrise de son budget (et en finir une bonne fois pour toute avec le surendettement). Pour d’autres, la motivation sera dans le gain de temps.
L’écologie est une des raisons qui poussent aussi les personnes à repenser leur consommation. Comme vous le voyez, des tas de raisons existent et le meilleur c’est qu’elles peuvent aussi se combiner ! L’important c’est d’être clair sur ses objectifs et ses envies.

Je pense que si ce n’est le bonheur, la paix et la sérénité demandent à minima de réfléchir sur ce que l’on veut.

La prochaine fois que vous vous apprêterez à acheter quelque chose, posez-vous cette question : « Cela sert-il vraiment mes intérêts ?? A quel besoin cela répond-il ? Cet objet sera-t-il un bon serviteur ?».

Demandez-vous si la qualité de ce produit (quel que soit ce produit, de la nourriture, aux jouets pour les enfants, la vaisselle, les vêtements, les gadgets, etc…) est digne de vous. Cela ne peut-il pas attendre pour avoir mieux (plus robuste, plus beau, indémodable ???). Doit-il nécessairement être neuf ? Peut-il être dans une autre matière que le plastique ?

Avec la grande distribution et la consommation de masse, nous avons perdu quelques repères. Nous avons appris le low cost. La médiocrité est devenue monnaie courante ! Le pas cher, finit, à TOUS nous couter très cher.
Au niveau individuel mais aussi au niveau collectif. Le coût humain est énorme et les conséquences terribles.

Prendre soin de soi tout au long de sa vie, implique quelques notions fondamentales et lorsqu’on démarre sa vie c’est bien de savoir :

    • Ce qui nous est essentiel (les besoins primaires sont en tête de liste, évidemment mais pas seulement. La pyramide de Maslow ci-dessous résume quels sont les besoins humains).
    • Savoir vers quoi on veut aller (Ex : vie sédentaire, nomade ? Famille ou pas ? Enfant ou pas ? Connaître ce qui nous anime (sport, art, culture, écologie, voyage, politique, social…).
    • L’apprentissage est un processus qui s’opère tout au long de sa vie. C’est et restera le meilleur investissement que vous pourrez faire. Misez sur vous ! Les livres restent le meilleur moyen de se connecter à de brillants cerveaux ! Votre formation dans un grand ensemble doit rester votre priorité. Soyez critique envers vous-même et faite vous grandir. Vous êtes responsable de votre développement personnel.

Pyramide-des-besoins-Maslow

Savoir consommer, posséder la juste quantité (et qualité) au démarrage de sa vie, accordera un avantage significatif mais pour les petits malins plus âgés qui pensent qu’ils peuvent se cacher derrière leur âge pour ne rien faire, cela ne marche pas 😉.
Non et pourquoi cette excuse ne tient pas ?
Une vie, ça peut être long. A 60 ans il peut vous rester encore 30 ans à vivre. Pourquoi ne pas s’accorder le meilleur avec une vraie stratégie.

Pour conclure :

Pour une vie riche, il faut réfléchir à ses désirs profonds, ne pas faire de concession sur la qualité.
Quel que soit ce que vous êtes en train de faire, demandez-vous si cela est digne de vous.
Cela va bien sûr avec ce qui est matériel mais pas seulement. Le rapport que vous entretenez avec les lieux, les personnes est aussi important.
N’acceptez plus la médiocrité et le toxique. Revenir à l’essentiel c’est avant tout s’accorder le meilleur.
Vous méritez le meilleur, mais vous seul, pouvez agir là-dessus. Ce n’est pas une méthode qui vous aidera pour cela. Non, non,  ce sera votre état d’esprit !
C’est se servir du plus beau service à vaisselle tous les jours ! Vous voyez ou je  veux en venir?

Apprendre à posséder et ne pas être possédé par ses objets est un vrai enjeu pour qui souhaite voir évoluer sa vie vers plus de positif. Consommer mieux, c’est avant tout apprendre à posséder les choses et ne pas être esclave de nos possessions.

Ne soyez pas difficile, contentez vous facilement de l’excellence, les choses suivront naturellement…

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous d’accord ? Quelles sont les difficultés que vous rencontrez avec vos possessions ? Partagez votre expérience !

Mylène Legrand

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2 commentaires

  • Gaëlle

    Bonjour Mylène,
    Quel article excellent!!! Je l’ai dévoré avec plaisir.
    Tu as tout à fait raison, pour consommer mieux, on a vraiment besoin de reprendre notre mode de consommation de A à Z et de l’enfance à un âge avancé.
    C’est personnellement un long processus pour moi mais qui a plus que fait son chemin. Je vois chaque jours les progrès que je fais de ce côté là, des petites victoires.
    Mais il est vrai que si le processus avait été réellement enclenché dès le plus jeune âge, cela aurait été beaucoup plus simple et naturel…
    Merci pour cette belle réflexion 😉

    • Mylène Legrand

      Bonjour Gaëlle,
      Merci pour ton si gentil commentaire.
      Je pense que tu peux connaître cette joie lorsque tu lis un commentaire positif. Cela te booste comme jamais (un peu comme si on prenait de la potion magique 🙂 )!
      Comme toi je vois aussi mon regard changer, ma perception des choses s’affiner. C’est un vrai bonheur que de se voir changer, évoluer vers le positif.
      Avoir connaissance de tout cela plus jeune aurait été incontestablement un avantage significatif, mais la joie de se voir grandir est aussi très intense à vivre (et seul l’instant présent compte (dixit Eckhart Tolle) n’est-ce pas 😉).
      Comme tu le dis c’est un long processus, et je suis encore suprise de découvrir (à 40 ans passés) et redécouvrir ce qui nous entoure.
      Je pourrais en parler pendant des heures mais je vais me contenir!
      Je ne sais pas si c’est cela qu’on appelle le bonheur mais en tout cas je trouve ça épanouissant.
      Avant, j’aurais dit que j’ai hâte de découvrir la suite, mais aujourd’hui je me dis que je suis heureuse de vivre ce changement maintenant. Oups… je digresse…

      Pour finir, je conseille à chacun et chacune de prendre un instant pour penser à soi et repenser sa vie. Prendre un vrai moment pour penser à ce que l’on a envie. Penser à soi n’est pas toujours de l’égoîsme. Il est bon de se souhaiter le meilleur et d’oeuvrer dans ce sens grâce au développement personnel.Oups… je dérape encore. Pardon!

      Encore merci pour ton retour Gaêlle!
      J’espère à bientôt 🙂

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