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Les monstres que j’ai vaincus

Cela faisait plus de trois ans que je travaillais pour cette entreprise. Au début, le travail me plaisait. C’était à peine à dix minutes en voiture de chez moi. Le pied ! Nous étions une dizaine dans l’équipe. J’appréciais mes collègues. Il y avait une très bonne entente. Mais là… plus de trois ans après, je n’en peux plus. Je fais de plus en plus d’heures. Toute l’équipe est au maximum de ses capacités. Le travail est dur et je m’entends de moins en moins bien avec mon boss. Le soir quand je rentre chez moi, j’y pense encore. Le week-end, je pense à ce qui vient et à la montagne de travail qu’il va falloir abattre. Je me sens de plus en plus mal… ça y’est, j’ai la boule au ventre tous les jours quand je vais au boulot…

Avant d’aller plus loin

Cet article participe à l’évènement “Les monstres que j’ai vaincus” du blog “Chasser le monstre”.

Les monstres que j'ai vaincus

Pourquoi avoir participé à cet évènement ?

Pour vous partager un peu plus mon histoire et vous faire découvrir ce super site.

Le créateur de ce blog, Le chasseur, parle de tous ces monstres du quotidien.

Vous vous dites que cela ne vous concerne pas ?
Ah oui ? Vérifions cela voulez-vous ?

Vous en avez forcément rencontré plusieurs dans votre vie. Car pour reprendre les mots du chasseur:

le monstre auquel nous faisons allusion n’est pas forcément une entité, une bête. C’est aussi un comportement, une pensée, une croyance qui nous limite, une stratégie consciente ou non qui nous empêche d’évoluer ou au contraire peut nous aider à nous surpasser une fois qu’on l’a domptée”.

Pour découvrir son travail, je vous conseille la lecture de plusieurs articles.

Vous apprendrez à dompter le monstre “CESTROPTARD” avec cet article.

Toujours pas convaincu(e)? Cet article vous parlera peut-être plus Le sauveur et l’égoiste [Le monstre en nous].

Et pour les plus curieux, je conseille “Cet “ami” qui nous veut du mal”.

L’intérêt de ce site est de découvrir comment traquer ces monstres, car qu’on le veuille ou non, les monstres font partie de notre vie. Autant apprendre à les dompter, ne pensez-vous pas ?


Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 1.

Le début de l’histoire

Les monstres que j'ai vaincus
Photo de Victor provenant de Pexels

Quelques mois auparavant, j’avais quitté mon poste d’assistante commerciale que je ne pouvais plus voir en peinture.
Je m’étais tellement investi dans ce métier que je n’en pouvais plus.
J’étais littéralement dégoûtée de ce taf. Je ne voulais plus en entendre parler.
J’estimais qu’il ne méritait pas que j’y laisse ma santé.

Les différentes expériences professionnelles que j’avais vécues ne me faisaient pas avoir un bilan positif sur ce métier.

Mon ressenti : vous êtes responsable de dizaines de milliers d’euros, la pression est quasi permanente 😵.

Vous travaillez souvent avec le patron et pour peu qu’il ne soit pas un bon manager, vous vous retrouvez avec une pression de malade et tout ça pour la modique somme de 1500€ / mois.

Évolution de carrière ? Possible, c’est vrai, mais la pression, l’ambiance moisie, et tout le package ne me faisaient clairement plus rêver.

Que pouvais-je espérer

En fin de carrière je pouvais peut-être prétendre à 2300 € ? Ouais… et encore. Et surtout c’était beaucoup de pression et beaucoup, beaucoup de travail. Alors oui, j’aurais pu aller vers un poste de responsable administration des ventes… Pff, franchement vu le salaire et les responsabilités que ça demandait, non merci. Ça ne me disait rien du tout.

J’étais dans un tel état d’esprit que mon avenir professionnel me désespérait 😢

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 2.

Le choix est fait

Photo de Daria Shevtsova provenant de Pexels

Après un bilan de compétence que j’arrive à faire en parallèle de mon boulot, je fais une rupture conventionnelle avec mon entreprise et décide de me reconvertir.

Voilà ! J’ai choisi ce que j’allais faire : ajusteuse/monteuse avion !
Vu mon attirance pour les métiers manuels et la région où je vis, je choisis ça.

Une reconversion, c’est tout un monde.
À 35 ans passés, je voulais vérifier que je choisissais bien…

Comment fait-on ?

Vous faites un bilan de compétences, vous rencontrez des professionnels pour poser des questions, si possible vous faites un stage en entreprise…

J’avais bien fait un stage d’une quinzaine de jours. Cela avait pour but de vérifier plusieurs aspects. Étais-je à l’aise dans une équipe principalement masculine ? Cela me plaisait-il ? Avais-je les qualités nécessaires ? Je voulais découvrir un peu ce monde avant de me lancer dans un tel projet.

À ce moment-là, je suis au chômage, vu le succès du stage, je décide de faire une formation pour faire ce métier.

Je me rends à un salon organisé par Pôle Emploi. Je découvre qu’il y a une formation financée par la région !

Pendant trois mois vous êtes au centre de formation puis pendant six mois vous travaillez dans une entreprise pour apprendre le métier et vous revenez au centre de formation pour préparer l’examen.

Sur place il y a une cinquantaine de candidats pour postuler.
En termes de probabilité je me dis que j’ai une chance…
Puis les sélections, les tests, les entretiens…
Les questions financières…

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre3.

Nouveau départ !

Les monstres que j'ai vaincus
Photo de Ian Panelo provenant de Pexels

Arriver à faire partie de la douzaine de candidats sélectionnés n’avait pas été facile.

  • J’avais dû reprendre humblement des cours de mathématiques pour préparer les sélections. Je m’étais entraînée
    seule en face de mon miroir à me présenter en moins de 2 minutes.
  • J’avais travaillé chaque détail comme pour une compétition.
  • Il avait fallu passer des sélections. À l’écrit et en plus des tests manuels. Il s’agissait de déterminer si vous étiez capable de suivre des instructions et de travailler en équipe.
  • Plusieurs entretiens chez l’employeur.

Tout ceci avait été un vrai parcours du combattant. Cela avait duré plusieurs mois. Je savais que je n’avais qu’une seule chance. Il ne fallait pas la rater❗️

Chose que je ne savais pas au départ. Nous étions plus de mille sur la ligne de départ. La région manquait fortement d’ajusteurs-monteurs et avait passé l’annonce un peu partout.
Si j’avais su ça… je n’aurais jamais osé me lancer là-dedans !
Et pourtant j’ai réussi à intégrer cette formation !

Arrive enfin le moment où je peux commencer la formation : je suis aux anges !!
Cela fait du bien de voir que tout mon travail fini par payer.

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 4.

L’émerveillement

Photo de Matheus Bertelli provenant de Pexels

Le centre de formation est à une vingtaine de kilomètres dans la campagne gersoise.

Nous sommes une douzaine d’élèves pour un formateur.

Franchement, je suis ravie d’être aussi près de la maison et de ne pas devoir aller sur Toulouse !!

Pas de bouchons, des conditions d’apprentissage excellentes.

Le métier étant en tension, je savais que j’allais facilement trouver un emploi derrière, à condition d’avoir le fameux sésame. Car dans l’aéronautique, pour pouvoir travailler en tant qu’ajusteur-monteur avion il faut le fameux CQPM de la métallurgie. Sans ça, pas de travail. C’est la première chose qu’on vous demande.

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 5.

Ça démarre

Photo de VisionPic .net provenant de Pexels

Les semaines passent et je me forme au métier.

Ce n’est pas facile. Je dois tout réapprendre.

C’est un changement total.

Mon ancien métier me colle toujours à la peau. Je ne m’étais pas aperçue que je m’étais tant identifiée à ce boulot…

J’ai l’impression d’avoir du mal à m’intégrer et de faire un peu tache à côté des autres élèves issus de métiers plus manuels.

Mais bon… je m’accroche.

Manuellement je suis plus lente que les autres, je manque d’assurance et de confiance en moi.

J’arrive malgré tout à avancer et ma capacité à travailler plus que les autres pour y arriver joue en ma faveur. Je sais que je suis le cheval sur qui personne ne parie… je dois donc compenser.

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 6.

Le monstre pointe son nez

Les monstres que j'ai vaincus
Photo de cottonbro provenant de Pexels

Au moment où je le vis, je ne me rends pas compte que je suis en pleine crise identitaire.

Et j’étais tellement stressée à l’idée d’échouer à l’examen… Plus ça allait et plus je me repliais sur moi-même. C’est comme si je me préparais déjà à l’échec.

Allais-je réussir à obtenir le fameux CQPM ? Pourrais-je me faire embaucher avant que mon allocation chômage ne se termine ? Autant d’inquiétudes auxquelles je pensais de plus en plus. C’est comme si chaque jour la pression montait d’un cran. Chaque jour, je perdais un peu plus confiance en moi.

Tous les soirs je revoyais ce que j’avais mal fait dans la journée…

Quand le monstre de la peur pointe son nez c’est un peu comme si quelqu’un me soufflait à l’oreille “T’es qu’une merde ! Tu n’y arriveras jamais ! Pourquoi tu fais tous ces efforts ?? Franchement tu perds ton temps ! Tu es une BONNE À RIEN !

Waouh…

D’habitude mon manque de confiance me permet de me dépasser, mais là il me terrasse littéralement.

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 7.

Trouver ce qui va détruire ce monstre

Photo de cottonbro provenant de Pexels

En parlant avec mes proches je me rends compte que je suis en train de m’autosaboter.

Je m’aperçois d’une chose : j’ai tellement peur d’échouer et de décevoir mon entourage que je prépare mon échec. C’est une question d’état d’esprit.

Heureusement…

Un souvenir me revient. C’est bête, mais cette référence va beaucoup m’aider.
Je repense à une épreuve de saut en hauteur aux Jeux olympiques.
Quelques années avant, j’avais vu deux athlètes qui se battaient pour le podium.
Je revois ce qui m’avait marqué à l’époque :

La première se prépare pour son saut. Elle sautille sur place et cherche à se donner du courage.
Son corps parle pour elle. Elle est tendue et n’a pas confiance en elle.

Quand la deuxième athlète arrive, c’est tout le contraire.
Tout est dans son regard et son langage corporel. On sent la force de son état d’esprit. Elle a l’air inarrêtable.
Elle sait, elle en est convaincue, elle va gagner.

Qui a gagné selon vous ?
Vous l’avez deviné, n’est-ce pas ?
La deuxième 🥇bien entendu.

Cet épisode sportif m’avait tellement sauté aux yeux (pour une épreuve de saut en hauteur, avouez que c’est plutôt bien ! #HumourMoisiBonjour) qu’aujourd’hui en crise je comprenais l’importance de travailler son état d’esprit !

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 8.

Utiliser ces outils pour affaiblir le monstre

Photo de Olenka Sergienko provenant de Pexels

Forte de ce souvenir et du soutien de mes proches je décidais de travailler mon état d’esprit.

Quand je me prenais la main dans le sac d’autoflagellation, je faisais un exercice :

Je m’obligeais à trouver 3 choses que j’avais faites de bien le jour ou la veille. Je m’obligeais à trouver du positif et à me concentrer dessus.

Des phrases nouvelles apparaissaient dans mes discours mentaux “c’est bien”, “tu as réussi”, “tu es la meilleure”.

Je m’obligeais à trouver des qualités à ma petite personne.

Je travaillais la gratitude.

Pour moi tout ça était nouveau.
Je n’étais pas habituée à tant de bienveillance de ma part.
J’avais surtout l’habitude du fouet…

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 9.

Le combat final

Les monstres que j'ai vaincus
Photo de @joagbriel provenant de Pexels

Tous ces exercices et ce travail sur mon état d’esprit n’avaient qu’un objectif 🎯: obtenir mon diplôme.📍

C’était donc le jour de l’examen que le combat final, allait avoir lieu.
C’était un examen uniquement oral (les pires à mes yeux !).
Nous devions passer devant un jury pour présenter la pièce que nous avions travaillée la semaine précédente.
Ce jour-là, tout le monde était stressé.

Je m’étais entraînée comme pour une compétition 🏋️‍♀️ : révision de mes cours, sport, méditation, affirmations positives. Je n’avais négligé aucun détail.

Au moment de mon passage devant le jury j’ai repensé à mon athlète victorieuse.
Je me suis présentée confiante en moi.

Toute ma présentation n’était pas parfaite, loin de là. Il y a même eu une question à laquelle je n’ai pas pu répondre. Mais je n’ai pas paniqué. J’ai gardé mon sang froid et j’ai su rebondir. J’ai utilisé une erreur pour apporter un sujet d’échange avec le jury…

Les monstres que j’ai vaincus

Chapitre 10.

Le dénouement

Photo de Ekrulila provenant de Pexels

J’ai vaincu le monstre de la peur et obtenu mon diplôme 🥇.

J’ai même été engagée en tant qu’intérimaire sur la ligne où j’avais fait la fin de ma formation !

Finalement, j’ai pu travailler pendant presque quatre ans en tant qu’ajusteuse-monteuse avion.

J’ai vaincu mon pire ennemi : moi-même.

Les monstres que j’ai vaincus

Conclusion

Les monstres que j'ai vaincus
Les monstres attendant la prochaine crise. Ça va ? Vous n’avez besoin de rien ? Photo de cottonbro provenant de Pexels

Chacun/e d’entre nous doit faire face à ses propres monstres.

Peur, croyance limitante, stress, négativité, amertume, une phobie…
Ils peuvent prendre bien des aspects.

Aujourd’hui, je suis convaincue qu’il y a un environnement favorable où ces monstres peuvent attendre patiemment la prochaine occasion pour sortir.

Devant ce constat on pourrait se sentir bien vulnérables et avoir tendance à se laisser aller jusqu’à la prochaine fois…
Il faudrait donc attendre la prochaine attaque gentiment sans broncher ?
Et puis quoi encore ? Tendre l’autre joue pendant qu’on y est ?

Cela ne me convient pas, mais alors pas du tout ! 

Je propose une autre solution.

➡️ Et si l’on rendait la salle d’attente des monstres un peu moins sympa pour eux ? Histoire qu’ils s’affaiblissent et qu’ils aillent (peut-être) voir ailleurs si nous y sommes.

Comment peut-on faire ça ?

Il n’y a pas de baguette magique ou encore un monde de bisounours prêt à nous accueillir. Nope.

Non à la place il y a le travail sur soi. Le développement personnel. La curiosité, l’éducation, le sport, la méditation.

Il y a des outils pour développer son état d’esprit.

Et ça quel que soit son âge.

Pour travailler mon “mindset”, j’ai mis en place des stratégies à découvrir dans ces articles :

👉 Méthode pour garder la motivation

👉 5 bienfaits des routines

En plus de cette stratégie, je lis des blogs comme “Chasser le monstre”. Je vous recommande chaudement la lecture de ses articles.

L’une des autres ressources que j’utilise régulièrement est la lecture/l’écoute d’un livre en particulier. “Le pouvoir du moment présent” d’Eckhart Tolle. Ce livre m’a radicalement fait évoluer et pour le mieux.

J’ai bien conscience d’une chose : ce n’est pas parce qu’on s’entraîne que l’on ne peut pas rechuter. Rien ni personne n’est parfait. Cependant je pense que nous sommes tous responsables de nous-même et qu’il nous appartient de développer (ou non) nos potentiels. En ce qui me concerne je refuse simplement d’être victime et surtout pas de moi-même…

J’espère que le partage de mon expérience vous aidera à chasser vos monstres. Et vous quels sont les monstres que vous rencontrez ? Comment les battez-vous ?

Partagez votre expérience en commentaire !

Mylène

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4 commentaires

  • Caroline

    Bonjour Mylène,
    Quelle histoire ! Et Bravo pour cette reconversion professionnelle !!!
    Et aussi complètement d’accord pour ne pas laisser faire les monstres même si parfois ils savent à nouveau occuper l’espace ! A chacun à prendre ses responsabilités pour appliquer les astuces que tu proposes… c’est le 1er pas et s’octroyer de la bienveillance pour le faire s’est le 2ème. Pas mal pour aborder le chemin 🙂

  • Carole

    Oh oui j’ai des gros monstres qui se sont montrés ces derniers mois et je suis dans l’état d’esprit du : une chose après l’autre, un pas après l’autre.
    Et puis j’ai mon petit truc aussi : tous ls soirs j’écris. Normalement ce sont que les jolies choses remarquées dans ma journée mais quand le moral est bas c’est aussi une façon de décharger ma tête et de passer à autre chose, de faire face au monstre et de le pulvériser le jour d’après.

    Bravo Mylène pour ce témoignage, j’adore !
    Bises

  • Luc

    J’ai lu cet article comme un extrait de roman, bravo Mylène pour cette reconversion dans l’aéronautique. Ca me rappelle quand j’ai intégré l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile.

    J’aime bien ton exemple avec les sportives pour parler de Mindset. Le sport est vraiment un très bon exemple. Il arrive souvent que ce ne soit pas forcément la meilleure équipe qui gagne mais celle qui a le mindset nécessaire pour remporter la partie.

    Merci pour cet article..

  • Florian

    Mais quel article ! Je. Voulais. Savoir. La. Suite. Tu m’as happé du début, à la fin. Félicitations.
    Assistance commerciale, à monteur/ajusteur avion, à blogueuse. Quel parcours, quelle diversité :p

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